• Anne Lemétayer

Quel regard porte Dieu sur le handicap ?

Mis à jour : juin 3

La Bible fait souvent mention des personnes handicapées, mal-formées, infirmes : aveugles, boiteux, sourds, muets... Quel regard porte Dieu sur le handicap et les personnes handicapées ?




Le handicap n'est pas l'oeuvre de Dieu :


Dieu a créé l'être humain à son image. La création, au départ, était bonne. On peut donc penser qu'il n'y avait pas de maladies, d'infirmités, ou de handicaps, toutes ces choses qui font souffrir l'être humain et qui peuvent mettre sa vie en danger.

Ces choses sont sans doute apparues à cause de la chute, lorsque les premiers humains ont délibérément désobéi à Dieu. Avec la chute, toute la création a été pervertie : la nature est devenue récalcitrante aux efforts humains, les maladies, les souffrances, la mort ont fait leur apparition.

On peut donc dire que Dieu ne souhaite pas le handicap. De ce point de vue, le handicap est anormal, négatif.


Des lois pour protéger les personnes handicapées :


Si le handicap est négatif pour l'humanité en générale, les êtres humains ont rapidement associé handicap et personne handicapée dans le même jugement de valeur (dans cet article, j'analyse le jugement de valeur qui se cache sous le concept de normal ; et dans celui-ci, la question de l'humanité du handicap) (#handicap).

Par exemple, on pensait que si quelqu'un naissait avec un handicap, c'est parce que ses parents avaient péché et que Dieu les punissait (voir par exemple l'histoire de l'aveugle-né en Jean 9). De plus, on ne faisait pas travailler les aveugles, les sourds, les muets : s'ils parvenaient à l'âge adulte, ils étaient destinés à la mendicité, à la pauvreté, à l'exclusion sociale.

Pourtant, dès le début, Dieu proclame des lois pour protéger les personnes handicapées de la méchanceté des autres : interdiction de maudire un sourd, de faire trébucher un aveugle (Lévitique 19 : 14, Deutéronome 27 : 18). Mais, le plus important, c'est que dès le début, Dieu a ordonné :


"Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Lévitique 19 : 18 (la Bible, trad. Louis Segond 1910)

Ce commandement très connu est présenté par Jésus comme étant le deuxième plus grand commandement (en Matthieu 22 : 39).


Nous sommes tous des handicapés spirituels :


Durant sa vie sur terre, Jésus a rendu la vue à des aveugles, la parole à des muets, l'ouïe à des sourds. Les foules, pleines d'admiration, suivaient Jésus partout pour qu'il guérisse encore les malades et les infirmes. Même si la santé est évidemment une bonne chose, il y a plus important encore : l'âme. Jésus guérissait les corps, mais il est surtout venu pour sauver les âmes.

Les êtres humains sains de corps se targuent de leur bonne santé, comme si cela leur donnait une supériorité. Mais d'une part, Dieu donne la vie à chacun de nous et nous connaît depuis le premier jour, comme je l'ai dit dans cet article sur la PMA. Peu importe que nous soyons handicapés ou non, il nous aime d'un amour inconditionnel, un amour de père envers son enfant. Le handicap ne rend pas indigne d'être aimé de Dieu.

D'autre part, aux yeux de Dieu nous sommes tous des handicapés spirituels. Nous sommes des aveugles, ne voyant pas la vérité, vivant égarés dans les ténèbres. Nous avons tous besoin d'être sauvés. Ce n'est pas l'humanité qui se sauvera elle-même en empêchant les embryons handicapés de naître, en se focalisant sur le handicap physique, et en oubliant le handicap spirituel.

Le handicap physique ne rend pas indigne de vivre, ni d'être sauvé. Celui qui croit en Jésus sauve son âme, il vivra pour l'éternité. Son corps peut demeurer encore handicapé ou malade, et de toute façon il vieillira et mourra. Mais quand Jésus reviendra, il nous donnera de nouveaux corps, qui ne tombent pas malades, qui ne meurent pas, qui ne seront jamais plus handicapés.

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© 2020 par Anne Lemétayer. Créé avec Wix.com

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