• Philosophe chrétienne

Pourquoi on se divertit ?

Mis à jour : juin 3

Nous pouvons passer des heures accaparés par un jeu dont le but est de lancer des oiseaux sur des structures, ou de sabrer des fruits et légumes. Comment quelque chose de si superficiel peut retenir à ce point notre attention ?



Voulons-nous le but de notre occupation ? ou nous occuper ?


A priori, nous visons le but de notre occupation : savoir enfin qui va sortir avec Cindy ! Atteindre enfin le dernier niveau du jeu !

Mais imaginons qu'on nous donne ce que nous voulons, sans rien à faire : pas besoin de regarder cet épisode jusqu'au bout : Cindy va sortir avec Jonathan. Pas besoin de jouer des heures à ce jeu : on vous fait passer direct au dernier niveau ! Eh bien, cela nous laisserait un goût amère. Nous sombrerions rapidement dans l'ennui.


Finalement, ce que nous voulons, c'est nous occuper : passer du temps devant une série, passer du temps à jouer. Mais le ferions-nous pour rien ? Imaginez qu'il n'y ait rien à gagner dans votre jeu, pas de challenge... Là encore, ça ne nous plairait pas !


Conclusion : nous nous divertissons pour nous occuper, mais il faut un but à ce divertissement, car nous voulons croire que ce que nous cherchons, c’est à atteindre ce but.

Se divertir pour échapper aux pensées déprimantes :


"Les hommes n'ayant pu guérir la mort, la misère, l'ignorance, ils se sont avisés, pour se rendre heureux, de n'y point penser." Pascal, Pensées (1770 posth.)

Si nous craignons à ce point de nous ennuyer, c’est parce que quand nous n’avons rien à faire, nos pensées vagabondent, et elles finissent par devenir effrayantes : nous pensons à la condition humaine, à l’avenir incertain, aux maladies, aux accidents, à la vieillesse, à la mort (#finitude)… Et tout cela nous rend malheureux, nous fait déprimer. Comme l'explique Pascal (#Pascal), il faut à tout prix détourner nos pensées de ces sujets, et quoi de mieux qu’un jeu, une série, un entraînement de sport, une tâche ménagère, du travail ? C’est le but du divertissement, littéralement : détournement.


Evidemment, il ne faut pas que l’on se dise : « je regarde cette série pour éviter de penser à la mort », sinon on y pensera ! Donc il faut qu’on se persuade que l’on regarde cette série pour savoir avec qui Cindy va sortir, qu’on joue à ce jeu pour atteindre le dernier niveau…


Peut-on vraiment appeler bonheur ce qui nous évite d’être malheureux en nous trompant ? La réponse dans cet article...

Abonnez-vous à notre newsletter

© 2020 par Philosophe chrétienne. Créé avec Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now