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Coronavirus, confinement et divertissement

Mis à jour : août 5

A cause du confinement, décidé pour ralentir la propagation de l’épidémie de covid-19, nous nous retrouvons enfermés chez nous, sans rien à faire. Nous sommes nombreux à chercher désespérément de quoi nous occuper. Mais pourquoi ?



"Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre." Pascal, Pensées (1770 posth.)

A en croire Pascal, philosophe français du 17e siècle, le confinement serait un moment d'intense bonheur... si seulement nous savions "demeurer en repos dans une chambre", c'est-à-dire rester seul dans une pièce sans rien à faire. Mais nous le pouvons pas ! En ces temps de confinement, nous en faisons l'amère expérience.


Ne rien avoir à faire nous plonge dans l'ennui...


C’est quand nous ne faisons rien que nous sommes malheureux. Ne dit-on pas qu’on s’ennuie « à mourir » ?

Et quand on s'ennuie, que fait-on ? On commence à cogiter... Où en sommes-nous dans la vie ? Que nous réserve l'avenir ? Qui sommes-nous, pauvre petit individu noyé dans la masse de milliards d'humains depuis des millénaires ? Vivrons-nous assez longtemps pour réaliser nos projets ?

Brrr ! Quand nous nous ennuyons, nous pensons à notre misérable condition.


Le coronavirus nous rappelle notre finitude :


Nous sommes misérables parce que faibles et mortels : sujets à la maladie, à la vieillesse et à la mort. C’est ce qu’on appelle la finitude humaine. Être fini, c’est être limité, imparfait, au contraire d'être infini, parfait, illimité. (#finitude)

L’épidémie de covid-19 nous rappelle cruellement notre finitude : pensons aux chaînes d’infos qui égrènent chaque jour le nombre de morts ! Et en plus, le confinement nous laisse tout le loisir de penser à cette maladie, aux morts, ce qui nous déprime complètement.


Au secours ! Divertissez-moi !


Alors, pour échapper à la déprime, nous nous divertissons. Se divertir, littéralement, signifie "se détourner de". Le divertissement permet de fixer notre attention sur autre chose que des sujets fâcheux comme la maladie et la mort. Le travail est le premier des divertissements. Nous nous plaignons sans cesse de devoir travailler, mais quand nous en sommes privés, nous voilà tout malheureux ! Si en plus nous sommes confinés chez nous, c’est l’angoisse existentielle. D’où cette recherche frénétique de divertissements… Lecture, dessin, série télé, et même tâches ménagères sont les bienvenus !


"La seule chose qui nous console de nos misères est le divertissement, et cependant c'est la plus grande de nos misères. Car c'est cela qui nous empêche principalement de songer à nous [...]." Pascal, Pensées (1770 posth.)

Mais si le divertissement nous empêche de penser au sens de la vie, à notre finitude, au temps qui passe, à la mort, ne nous empêche-t-il pas de réfléchir à des questions vraiment importantes ? En nous donnant un bonheur illusoire, ne nous empêche-t-il pas de trouver le véritable bonheur ? La réponse dans cet article ! (#Pascal, #divertissement)

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